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Hervé Diers : autodidacte de l’année

Le 18 mars prochain, Hervé Diers recevra la médaille de la ville. Constructeur, depuis 28 ans, de véhicules-magasins, la société hazebrouckoise Hédimag, (50 salariés, 7,5 millions d’euros de chiffre d’affaire) fut d’abord l’aventure d’un homme. Doté d’un parcours inhabituel, Hervé Diers, 54 ans, vient à se titre d’être élu autodidacte de l’année, le 21 janvier à Roubaix. Rencontre avec un chef d’entreprise atypique qui mise tout sur l’humain.

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Que représente cette récompense pour vous ?
Ce prix est important pour moi. Il prouve que l’on peut réussir sans avoir fait de grandes études, à condition de croire en soi, de ne jamais baisser les bras et de faire parler de soi. Je suis très fier que le trophée m’ait été remis par Gérard Mulliez, le patron d’Auchan qui reste un homme simple et accessible.

Sur quels critères recrutez-vous vos collaborateurs ?
J’embauche à l’instinct, des gens qui ne sont pas forcément qualifiés mais qui ont des compétences et de la personnalité. L’équipe est jeune, dynamique. Nous avançons à la passion. C’est la valeur des gens qui compte pour moi. Il faut aimer les gens, être ouvert.

Faire parler de vous permet de promouvoir votre entreprise…
Oui, c’est très important pour moi. Ce trophée est aussi un coup de communication gratuit, qui fait parler d’Hédimag dans toute la région, en attendant peut-être le trophée national le 13 avril… Les friteries de Bienvenue chez les Ch’tis ou des Tuche sont des rampes de lancement pour l’entreprise, tout comme le Dakar, avec la participation de la friterie mobile, ou le record du plus gros cornet de frites au monde que nous avons décroché en 2013, pour nos 25 ans.

Vous ne vous reposez jamais sur vos lauriers ?
Jamais. Nous réalisons quelque 350 véhicules par an. En ce moment, nous préparons cinq bars de plage pour le Touquet. Nous ne l’avions jamais fait. Nous sommes dans des défis constants pour faire évoluer la boîte.

Quels sont les atouts d’une implantation à Hazebrouck ?
Il y a l’accessibilité pour mes clients, notamment avec la gare. Et puis, je suis Hazebrouckois dans l’âme, je suis un fervent défenseur de cette ville parce que je l’aime. Jamais je ne la quitterai. D’autant que l’entreprise continue à se développer à Hazebrouck. Nous avons doublé notre chiffre d’affaire en quatre ans.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune inquiet pour l’avenir ?
Je lui conseillerais de faire des études, autant qu’il peut. Et de ne pas oublier certains très beaux métiers qui sont pourtant dévalorisés : maçons, plombiers, électriciens. Nous devons encoura-ger l’apprentissage. Il faut avoir confiance en soi, ne jamais avoir peur de la personne en face, savoir saisir les opportunités. Et considérer le travail comme un plaisir et non comme une contrainte.
La jeunesse actuelle est connectée, ouverte sur l’extérieur. Les jeunes d’aujourd’hui sont brillants !

Biographie

– Hervé Diers a débuté sa carrière comme boulanger-pâtissier à Roubaix. « J’avais 18 ans, j’ai tout de suite été mon propre patron. »
– En 1987, de retour à Hazebrouck, création de Y’a bon, rue piétonne. « Des travaux de gaz rue piétonne m’ont donné l’idée de m’installer provisoirement sur la grand-place, dans un véhicule-magasin. » L’idée d’Hervé Diers fait des émules… La belle aventure Hédimag peut commencer.
– 2001 : déménagement d’Hédimag (jusqu’alors à Caëstre) dans les anciens bâtiments de Nauder, rue de Vieux Berquin à Hazebrouck.